l'hystérie

L'hystérie exprime un conflit où le désir sexuel est évident. Il y a répression des instincts, assaut des pulsions... Les fantasmes sont liés aux désirs, aux réminiscences traumatiques. L'hystérie est l'expression corporelle chez des malades qui n'arrivent pas à traduire en mots. Lorsque les symptômes somatiques se révèlent inefficaces à apaiser le conflit, le malade peut faire alors l'objet d'un dédoublement de la personnalité.

 

Un symptôme est un phénomène perceptible qui révèle un processus caché. Il peut être conçu comme la réaction de l'organisme à un agent pathogène.

 

Un syndrome est un ensemble de symptômes caractérisant une maladie. Un diagnostic peut être établi avec un ensemble de symptômes.

 

 Dans l'hystérie, il y a conversion de l'affect. Le corps se met à parler. C'est de la rupture entre l'affect et la représentation que naît le refoulement.

 

La question fondamentale de l'hystérique est : "Qui suis-je ? Un homme ou une femme ?"

Le symptôme naît quand il y a surgissement de l’angoisse.

L'hystérique ("Etre humain s'étant construit un mode prioritaire de relations à l'Autre de type hystérique") évolue avec son temps.

 

Le tableau clinique est très varié. La personnalité du sujet sera néanmoins marquée par :

 

· La prévalence d'un type d'identification.

 

· Un mécanisme de défense : Le refoulement

· L'affleurement du conflit oedipien dans les registres libidinaux Phallique et Oral

 

Conduite sexuelle de l'hystérique

 

- Evitement complet : rare.
 

 - La femme hystérique privilégie la vie fantasmatique et onirique, très élaborée et secrète. Les scénarios sont hétéro et homosexuels, souvent exacerbés.
- Le comportement avec les enfants est une séduction érotisée qui contraste avec des soins minutieux. La séduction se parle et s'agit, comme par exemple lorsqu'elle dresse une liste de "mecs" pour sa fille. Elle reconnaît une sexualité aux enfants mais contrôle tout de leur vie, que ce soit à travers l'hygiène, la scolarité, la santé ou les fréquentations. Elle crée un prototype parfait de l'Enfant. C'est une "mise en scène".
- Les conduites alimentaires sont très développées, avec alternance de boulimie et d'anorexie. Cela peut aller jusqu'à l'hystérie orale 
On note une grande érotisation des relations, avec un comportement séducteur, aguicheur, et des avances qu'elle repousse avec dédain. Peut aller jusqu'au viol.
 - Désir de plaire, avec identification aux personnes qu'elle croit intéresser. Ce désir est fonction de ce qui est considéré comme une norme. La femme hystérique possède un schéma corporel étendu et pris à l'Autre
 - Théâtralisation et dramatisation. L'hystérique femme est en permanence sur scène. Elle est au mieux lorsqu'elle sent un public adapté et c'est à ce moment qu'apparaissent ses crises, ses malaises. Elle dramatise les évènements insignifiants.
 - Projections fantasmatiques. Elle attribue à l'Autre ce qu'elle désire fantasmatiquement. Projection, théâtralisme et dramatisation aboutissent à la...
 
 

La castration

 

 C'est autour d'elle que s'articule la problématique hystérique. La castration est un des fantasmes originaires, une structure fantasmatique inconsciente.

 

- Au départ : garçon et fille sont l'Objet de l'amour narcissique de la Mère, occupant la place du phallus.

 

- Abord de l'Oedipe : le garçon découvre son insuffisance à son ambition. La fille découvre son manque réel à la prétention phallique. Ce manque se retraduit en terme de stratégie du désir.

 

- Entre Garçon et fille : le garçon doit assumer le deuil symbolique du Père "phallophore", du Père "désirant" dont le désir est l'objet du désir de la Mère. La fille doit accepter le fait que le manque en la Mère est l'objet du désir du Père, et que la Mère, désirant le désir du Père, trouve en lui ce qu'elle n'a pas totalement.

 

- Le Garçon : il n'est pas sans savoir, et doit assumer le deuil symbolique du phallus pour accepter son pénis tel qu'il est.

 

- La Fille : elle ne manque en fait de rien, et assumera la perte du phallus dans la Mère en découvrant qu'elle a en elle ce quelque chose qui, n'étant rien, sera le lieu du désir de l'Autre.

 

 

L'hystérique ne peut suivre cette dialectique, et reste prisonnier de la quête phallique et de la bisexualité originaire.

 

L'homosexualité

 

Il y a un grand investissement libidinal homosexuel chez l'hystérique, avec des fantasmes lesbiens accompagnant la masturbation de l'hystérique homme. C'est ici une mise en scène de l'homosexualité sans phallus. Questionnement sur la nature du sexe de la femme. La femme, c'est l'Autre, celle à égaler à condition de savoir ce que l'homme peut bien y désirer.

 

L'hystérique, dans son narcissisme phallique reste tributaire des mécanismes d'identification imaginaire pour aborder la question de la différence des sexes: identification à l'homme, participant à son désir pour chercher la femme en son mystère.

 

L'hystérique est malade de sa bisexualité et reste perplexe entre ses identifications masculine et féminine.

 

 Le narcissisme

 

Bien que les hystériques subissent des dépressions névrotiques et que le vécu dépressif soit toujours près à apparaître, la problématique est d'abord celle de la castration, et ensuite celle de la souffrance narcissique (le narcissisme est l'investissement libidinal de l'image du corps). L'hystérique est très dépendant de ses Objets, et se déprime devant toute déception relationnelle (accès au dossier "relation d'Objet"). Ses Objets sont des compléments phalliques (petit ami ou petite amie "dans le vent"). Remarquons l'incapacité pour l'hystérique de mentaliser son agressivité sadique orale, en liaison avec les aspects prégénitaux de sa fixation libidinale.

 

 

 

 

 

 

 

 

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