le divan

Dimanche 30 novembre 2008

On me pose souvent cette question « pourquoi aller chambouler le passé ? ». Il est certain qu’une analyse demande mûre réflexion avant d’être entamé, je pense qu’il faut être prêt à s’engager dans cette introspection, cette plongée dans les tréfonds du psychisme qui m’apparaît comme une longue route sinueuse. J’y suis entrée par conviction, curiosité et nécessité de part ma formation. Je me rappelle avoir dit à un collègue « ce sera rapide, je pense avoir une bonne connaissance de moi-même », aujourd’hui cette remarque me parait stupide et inappropriée mais elle a été dite, lors de ma première année.


Quelques mois et castrations plus tard, je ne tiens plus le même discours. Avant, fervente supportrice de l’analyse pure et dure (sans avoir connu le divan que les livres et les cours), lorsque l’on me demandait « tu penses que je devrais en faire une ? », je m’exclamais « ouuui » avec presque une jouissance apparente, forte des découvertes et bénéfices tirés de mes premiers mois d’analyse. Légère comme une plume et joyeuse comme un pinson je me trouvais allégée de tous mes secrets, non dits et autres problèmes qui embarrassaient ma conscience et mon moi. J’avais gagné en prime, une personne, mon analyste, qui ne correspond à rien d’autre en ce monde : une personne totalement neutre, extérieure à ma famille, amis et connaissances. Une personne a qui je pouvais tout dire, sans retenu, qui ne me jugerait pas (exceptionnel !), une relation bienfaisante et protectrice dans un lieu hors du temps. Je me rappelle que, lorsque je quittais mon analyste à la fin de la séance, je me retrouver en plein cœur de la ville, au milieu d’une foule palpitante, et que moi, je me sentais complètement déconnectée, j’avais l’impression de survoler la place, un sourire béat sur les lèvres : expérience unique en ce monde. Je pouvais être moi moi moi. Du moins le moi névrosé mais le moi quand même.


Aujourd’hui, cette époque ressemble à un paradis perdu, (encore celui là). Quand on connaît la psychanalyse, on sait que la cure analytique est dure et difficile. Mais pour ma part, n’ayant rien de traumatisant ou d’extraordinairement triste dans ma vie, je ne pensais pas ressentir une telle souffrance.


Ne plus savoir qui on est et remettre en question toute sa vie, ses choix n’est pas chose facile, et je n’ai que 30 ans. Se rendre compte des « ressorts » qui vous ont poussé dans telles ou telles voies ; prendre conscience du rôle jouer avec maman, les amis, au boulot et avoir l’impression d’avoir toujours menti, sentir à quel point la norme sociale vous a obligé et cantonné dans des choix qui n’aurait pas été les votres sans ce surmoi, etc. Et puis la perte d’équilibre, la panique, le manque d’air. Le chamboulement est violent, l’impression d’être une coquille vide est troublante, la sensation d’avoir été privé de son essence même : mon moi, névrosé oui, mais c’est bien moi, ce moi… qui n’est plus là.


Lorsque l’on me demande aujourd’hui « tu penses que je devrais en faire une ? », je dis que c’est une aventure formidable, de se connaître soi même, réellement, que je trouve dommage étant donné que nous ne disposons que d’une seule vie, de passer à côté de la découverte de soi même, emprunter des chemins qui ne nous correspondent pas et se dire à 80 ans « je regrette … mais il est trop tard ». D’autant plus lorsque la névrose est source de souffrance, handicapante socialement, angoissante et fout en l’air une vie, une famille.


Mais je dis aussi, que la démarche doit être vraiment réfléchie, qu’il faut en ressentir le besoin psychique ou intellectuel. Que la vie peut en être chamboulé, que la place qui est la nôtre aujourd’hui, ne nous correspondra peut être plus demain dans certains aspects, que cette prise « de conscience » dû à cet inconscient devenu conscient, peut modifier beaucoup de chose. On se trouve ENFIN bien dans pompes, mais dans un boulot qui ne plait plus, au côté d’un amour qui n’a plus de sens, ou non, mais le risque existe cela dépend à mon avis de l’écart qui s’est creusé depuis l’enfance entre sa route et sa vraie route. On ne peut pas prendre la décision à la légère. Sachant que nous gardons notre libre arbitre, notre capacité à choisir de garder telle ou telle chose.

Par Aurore A.
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Samedi 15 novembre 2008

Voilà c’est décidé je reprend mon analyse.

 

J’ai fui le divan pour ne pas perdre ma toute puissance et accepter que mon paradis perdu n’existerait plus. J’ai régressé à mes fixations orales, avec lucidité et en les comprenant. L’arrêt de ma cure chez vous n’a pas été  un véritablement arrêt, j’ai déplacé mon transfert sur une autre personne en fantasmant ma relation avec. J’ai reçu la castration que je ne pouvais pas recevoir de vous à ce moment là. L’effort de maîtrise névrotique dû à mon auto érotisme et à mon impossibilité à dépasser le stade oral et anal sans fixation m’a empêché d’évoluer dans ma cure. Je n’ai pas voulu vous donner ce que vous vouliez. Mais cette maîtrise de moi-même a été ébréchée au cours de ces deux années. Ma rupture a été synonyme d’expulsion : j’ai foutu un bordel monstre dans ma vie de névrosé compensé. Je me suis mise à fumer sans compter mes 3 cigarettes par jour, dépassant le nombre sans culpabilité, j’ai bu pour me saouler et sentir la perte totale de maîtrise, je n’ai plus eu aucun travail intellectuel,  que je qualifie de mécanisme de défense, de sublimation ou de compensation phallique ( ?), je n’ai plus eu de boulimie de lecture, cette envie pulsionnelle d’ingurgiter des livres, du savoir et de la connaissance, j’ai tranché au couteau ma réussite professionnelle, Mon phallus, en sabotant mon travail pour arriver à l’abandon de ma société. Tout ceci ne me correspondait plus : la personne qui s’essoufflait dans la réussite coûte que coûte me fait penser aujourd’hui à une marionnette.

Mais je vous en ai voulu, car pendant deux mois, j’ai eu l’impression que vous aviez brisé ma vie, mais aujourd’hui je ressens plutôt la guérison d’un mal fatiguant. Vous m’avez dit un jour, lors d’une des dernières séances : «  descendez de votre piédestal ». Je vous en ai voulu de me dire cela mais j’en comprends le sens aujourd’hui. Je comprends aujourd’hui l’oralité. Je n’ai eu de cesse de me remplir, d’introjecter, de voir les personnes comme des objets et non des sujets. Toute ma vie, je me suis sentie incomplète, j’ai voulu combler ce manque en y mettant toute mon énergie : par le savoir, la recherche éperdue de l’amour des gens qui m’entouraient, dans la séduction pour manipuler, dans les hommes de ma vie pour trouver celui qui arriverait à combler ce qu’il me manquait pour atteindre mon paradis perdu. J’ai eu un amour absolu pour ma mère et vécu la séparation comme une déchirure. Je l’ai senti dans mon corps et dans ma chair, j’ai cru mourir lorsqu’elle me laisser le matin, croyant perdre mon essence même. Si j’avais pu, je me serais incrustée en elle pour ne jamais la perdre.

Mon estomac, lieu de toutes mes angoisses, organe que j’ai inconsciemment choisi pour souffrir sans faiblesses, ni culpabilité surmoïque. Le premier endroit où vont les aliments après la bouche, lieu symbolique ou l’aliment entre, avant de subir la digestion et la destruction par les sucs. Je n’ai jamais vraiment mastiqué, j’ai lu un jour qu’il fallait mâcher 20 fois avant d’avaler pour que la salive commence le travail de digestion, j’ai compté et me suis aperçue que je ne mâcher pas, j’avaler goulûment. La sensation de faim m’est insupportable, cela me donne mal au ventre et m’a déjà occasionné des malaises, avant, je tombais carrément dans les pommes. Ma fixation orale est évidente et m’a été renvoyé par ce cher M. K. le jour où celui-ci m’a dit que j’étais une mante religieuse. Sa remarque m’a blessé et perturbé durant 3 jours. J’ai soudain eu l’image d’une femme vorace qui dévore son amant après avoir eu ce qu’elle voulait, à l’image de l’oral qui se sert de son partenaire comme miroir. Ceci m’a renvoyé à mes  récentes émergences sur mon stade oral. Je l’ai entendu et accepté. Ce n’est pas tant le qualificatif qui m’a perturbé, mais plutôt le fait que l’on puisse lire en moi, sans être ni dans le cadre d’une analyse, ni analyste ou autres psy, deviner ma fixation orale dans sa phase anobjectale. M.K. possède une grande empathie, cela va s’en dire. 

 

Consciente enfin de mes fixations orales et de leurs racines, j’ai vu apparaître chez moi des traits de caractère appartenant au stade anal, jusqu’alors inconnu chez moi.

Sans être la fée du logis, j’ai toujours bien tenu ma maison, sans excès de nettoyage et en évitant les coins la plupart du temps. Mes placards sont toujours en bazar, ainsi que mes papiers, je n’attache pas trop d’importance aux choses matérielles, et suis plutôt « à l’expulsion », je prends un plaisir fou à jeter les choses. Dans ma quête de perfection, je me suis laisser cette liberté, de foutoir, dans ma maison et mon bureau. 

Depuis quelques temps, la pulsion du rangement m’a envahi, (je relève ce nouveau fonctionnement, car son apparition respecte la logique des stades de la libido). Ma maison doit toujours être bien rangée, mes placards aussi (pour la première fois de ma vie), une vraie femme au foyer ! Autre trait anal, j’ai classé mes livres par auteurs, les manipulant comme des biens sacrés : comportement contraire à mon fonctionnement habituel de grand bordel, sans logique et de quasi irrespect envers les choses matérielles.

 

Voilà où j’en suis aujourd’hui, je suis enfin prête à revenir vous voir.

Par Aurore A.
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Jeudi 30 octobre 2008
Il est difficile de laisser tomber ses rêves d’enfants. Pour ma part, j’ai toujours été une rêveuse avec une vie fantasmatique très riche. Longtemps j’ai voulu croire et me suis efforcée de croire en des choses magiques, exceptionnelles ou fantastiques. Je ne parle pas d’ésotérisme ou tout autre pratique dite ‘magique’, quoi que …enfant je guérissais les verrues et tout autre petits boutons affreux, ce qui m’a permis d’entretenir ma croyance en des forces plus puissantes jusqu'à l’adolescence et de me sentir différente et exceptionnelle auprès de ma famille. Je parle de la capacité à s’émouvoir de peu, à se contenter de peu et à être éblouie par des choses simples. De prendre le temps parfois de se dire que nous avons de la chance de vivre cette vie. Un optimisme à toute épreuve et une grande capacité de relativisation. Et surtout des rêves et des projets pleins la tête qui deviennent le moteur qui vous pousse toujours plus loin. Toute ma (jeune) vie, j’ai fait en sorte d’être heureuse et que tout me réussisse : adolescente, j’ai eu tout les garçons que je voulais, je n’ai jamais été quitté par un homme, j’ai toujours été entouré d’amis dévoués, mon opinion a toujours beaucoup compté pour ma famille, j’ai réussi tout mon parcours scolaire en rajoutant la difficulté de ne pas travailler mais de réussir tout de même … un vrai cocon.

J’ai appris sur le divan que toutes ces étoiles dans les yeux étaient dû au refoulement, mécanisme largement employé chez moi pour me protéger. Une façon de me placer au dessus des choses cruelles et difficiles pour qu’elles ne puissent m’atteindre. J’ai quitté avant d’être quitté, inconsciemment : je me suis construite non une coquille mais une armure protectrice.

L’analyse nous apprend à reconnaître en nous tous ces mécanismes de refoulement, de voir comment le caractère s’est formé. Les traits de caractère correspondent bien à un refoulement solutionné. L’introjection d’objets pendant la prime enfance fait ce que nous sommes aujourd’hui. Pour acquérir une telle capacité de refoulement et de béatitude apparente, j’ai du ressentir une forte hostilité venant du monde extérieur. En retournant dans mon enfance, en régressant sur le divan ; j’ai retrouvé une enfant triste, écorchée et hypersensible, l’opposé de ce que je suis devenue après le complexe de castration. Quelle énergie investit pour effectuer cette métamorphose, cette transformation en une fillette, une ado puis une femme forte et intouchable affectivement.

Le refoulement n’est jamais complet est ressort sous forme de symptôme névrotique. Ma construction de bonheur inébranlable n’a pas permis de symptôme jugé faible (pour moi) j’ai donc choisi mon corps et suis une devenu une adepte de la psycho somatisation, ne pouvant exprimer autrement : gastrite à répétition, fibromyalgie et osthéopathe hebdomaire.

Nous savons que les refoulements qui se transforment en trait de caractère sont les plus difficiles à disparaître, contrairement à ce devenant des symptômes.

Ma première tranche d’analyse a été difficile à partir du moment ou j’ai compris cette construction et compris que j’étais devenu quelqu’un qui finalement avait un rôle social très coûteux économiquement. J’ai quitté le divan au mois d’août, abaisser ma garde et me retrouver telle que je suis étai trop dur, je n’étais ma prête. Nous sommes en Octobre est le sentiment d’errance depuis cet arrêt est très présent, je nage entre deux eaux, une composition entre l’ancien moi, le moi analysé en parti et le vrai moi. Cette sensation est étrange, difficile mais intéressante à la fois, elle confirme ma foi en la psychanalyse.




















Cygnes réflétant des éléphants  - Dali 1921
Dali peint une oeuvre fascinante où se mêlent toujours le rêve et le réel, dans une inspiration très marquée par les thèmes obsessionnels de la psychanalyse. Il définit sa théorie de “paranoïa critique” comme ceci: “Il s’agit de représenter des images suscitées par de libres associations d’idées à partir de formes données par le hasard”
(www.bibliomegantic.qc.ca)


Par Aurore A.
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Mardi 21 octobre 2008
"Rentrer" en analyse implique d'accepter, d'écouter et de comprendre son monde intérieur. Notre inconscient , cette instance intemporelle qui n'oublie jamais, est une boite de pandore où vivent nos refoulements. Les retours du refoulé apparaissent tout le long de notre vie, alors que nous avions voulu les effacer pour diverses raisons, fait traumatisant, réalité dure à accepter ou incapacité à prendre en compte l'élément dans notre construction, ils apparaissent sous formes de symptômes. Si au cours de notre enfance nous les avons refoulés c'est biensur pour nous protéger, chacun, au cours de notre évolution. Au travers de nos actes manqués, nos lapsus et divers symptômes cet inconscient nous parlent, bluffant la vigilance de notre conscient. J'ai trouvé cette partie magique au cours de mon analyse. ces séances où la garde plus baisser que les autres fois, nous avons l'impression de toucher la vérité.

Je me suis construit des défenses solides afin de me protéger le mieux possible, d'être hermétique à la plupart des souffrances de la vie quotidienne. Je me suis interdit toute faiblesse, et d'ailleurs par effet de miroir , ai haï la faiblesse. Alors que j'étais une enfant écorchée et hypersensible, je suis devenue très dure à l'adolescence et dans ma vie adulte. je suis toujours partie avant d'être quitté, j'ai tout intellectualisé afin de tout expliquer, sans laisser une part d'imprévu, j'ai poussé les limites le plus loin possible afin de montrer ma force et ma capacité à m'en sortir. J'ai  dépensé une folle énergie dans ces mécanismes, cette énergie aurait pu être investit ailleurs. A part les deuils que la vie nous infligent, je crois ne pas avoir souffert ou avoir eu une quelconque angoisse depuis très longtemps. Ma plus grosse défense est là je crois, me protéger pour ne pas vaciller.

S'allonger sur le divan implique que l'on va devoir laisser tomber ces défenses, et retrouver l'enfant fragile et sensible que nous étions.  Après les périodes de déstabilisation où l'on se rend compte de la multiplicité des facettes que nous possédons : rôle avec la mère, rôle avec le frère, avec les amis, au travail... cette période de dépersonnalisation ou j'ai eu l'impression de regarder une étrangère évoluer dans sa vie quotidienne, période très étrange ! Arrive la dure période ou l'on doit abaisser sa garde pour de bon et percer la dernière coquille qui nous protège. Soit on est prêt, soit  on fuit ..
Par Aurore A.
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Lundi 20 octobre 2008
" Qu'était la nature humaine, et que lui est-il arrivé ? Notre nature était autrefois différente : il y avait trois catégories d'êtres humains, le mâle, la femelle, et l'androgyne. De plus, la forme humaine était celle d'une sphère avec quatre mains, quatre jambes et deux visages, une tête unique et quatre oreilles, deux sexes, etc. Les humains se déplaçaient en avant ou en arrière, et, pour courir, ils faisaient des révolutions sur leurs huit membres. Le mâle était un enfant du soleil, la femelle de la terre, et l'androgyne de la lune. Leur force et leur orgueil étaient immenses et ils s'en prirent aux dieux. Zeus trouva un moyen de les affaiblir sans les tuer, ne voulant pas anéantir la race comme il avait pu le faire avec les Titans : il les coupa en deux. Il demanda ensuite à Apollon de retourner leur visage et de coudre le ventre et le nombril du côté de la coupure.
Mais chaque morceau, regrettant sa moitié, tentait de s'unir à elle : ils s'enlaçaient en désirant se confondre et mouraient de faim et d'inaction. Zeus décida donc de déplacer les organes sexuels à l'avant du corps. Ainsi, alors que les humains surgissaient auparavant de la terre, un engendrement mutuel fut possible par l'accouplement d'un homme et d'une femme. Alors, les hommes qui aimaient les femmes et les femmes qui aiment les hommes (moitiés d'androgynes) permettraient la perpétuité de la race; et les hommes qui aiment les hommes (moitiés d'un mâle), plutôt que d'accoucher de la vie, accoucheraient de l'esprit. Ces derniers sont selon Aristophane les êtres les plus accomplis, étant purement masculins.
L'implantation de l'amour dans l'être humain est donc ancienne. C'est l'amour de deux êtres qui tentent de n'en faire qu'un pour guérir la nature humaine : nous sommes la moitié d'un être humain, et nous cherchons sans cesse notre moitié, de l'autre sexe ou du même sexe que nous.
Quand nous rencontrons notre moitié, nous sommes frappés d'un sentiment d'affection et d'amour : nous refusons alors d'en être séparés. Qu'attendent-ils donc, ceux qui passent leur vie ensemble ? Ce n'est certes pas la jouissance sexuelle. C'est quelque chose que souhaite l'âme, qu'elle ne saurait exprimer ; et pourtant elle le devine : ce qu'elle souhaite, c'est se fondre le plus possible dans l'autre pour former un même être. C'est cela que nous souhaitons tous, nous transformer en un être unique. Personne ne le refuserait, car personne ne souhaite autre chose.
Le nom d'amour est donc donné à ce souhait de retrouver notre totalité, et Éros est notre guide pour découvrir les bien-aimés qui nous conviennent véritablement. Le bonheur de l'espèce humaine, c'est de retourner à son ancienne nature grâce à l'amour, c'est là notre état le meilleur. Éros nous sert en nous menant vers ce qui nous est apparenté, il soulève en nous l'espoir de rétablir notre nature et de nous donner la félicité et le bonheur. "


source ( wikipedia )

Par Aurore A.
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  • : Aurore A.
  • journal-d-une-analyse
  • : Femme
  • : 29/05/1978
  • : France sud
  • : psychanalyse interpretation reves freudienne
  • : analysante, cure didactique

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