Quoi ?

Publié le par Aurore A.

‘Cogito ergo sum’ écrivait rêne Descartes  en 1637 dans son discours sur la méthode, puis modifier en ‘cogito ego exista’, qui plus justement, illustre l’homme pensant, j’existe  ici et maintenant.

JE suis qui ? JE veux quoi ? Qu’est qui mon constitue réellement ? Par un long effeuillage touche t on vraiment à l’essentiel ? À l’absolue vérité ? Je suis fait de quoi psychiquement ?

Longtemps j’ai lu différents auteurs qui cherchaient des réponses au sens de notre existence : philosophes : Platon,  Sartres, Beauvoir ; des psychanalystes : Freud, Klein, Ferenczi, Adler, Jung, Lacan et tant d’autres ; Romanciers de la condition humaine : Zola, Maupassant, Rimbaud,  sociologues, anthropologues, éthologues, historiens, psychologues …      Tous sont riches d’enseignement et tout permet de comprendre l’homme. Car l’homme est constitué non seulement de son histoire, des difficultés de son existence, de son animalité (animal évolué ayant conservé ses plus  bas instincts ), de ses rapports sociaux, de ses pulsions sexuelles, de son instinct de survie, de la faim. Tout est important, car tout le constitue. Lorsque nous nous effeuillons patiemment  et avec souffrance sur le divan, nous découvrons tout cela : un puzzle.

Beaucoup de poids social, un héritage culturel, familial, une mémoire collective, des pulsions, des mécanismes de défenses ; un conflit permanent à réajuster, des concessions pour avoir un rôle social acceptable, des refoulements pour courber l’échine devant le poids de l’humanité.

 

Que dirais-je aujourd’hui ?  Je suis construite de beaucoup de choses, en moi-même, se joue tout un héritage, toute l’humanité est la, je porte ses empreintes quand je vis, quand je pense, quand je choisis.  Freud, un des pionniers dans cette réflexion, et on ne peut réfuter son génie, a ressenti, mais surtout a théorisé des siècles de réflexion, en posant la triangulaire qui se joue dans notre psychisme : Le ça et les pulsions, le surmoi et le poids de la société, de l’éducation, et ce cher moi qui se débat tant bien que mal dans ce monde antinomique. 

 

 La civilisation s’est construite au prix de refoulement, St thomas d’Aquin et les  7 péchés capitaux / vertus, nous donne le La : la nature humaine est gourmande, jalouse et égoïste ? D’accord cela est difficile dans l’échafaudage d’une société si chacun vole son voisin, convoite, trahit, se complait dans la luxure et la gourmandise. Mais aujourd’hui, la peur du jugement dernier a perdu la majeure partie de son effet sur les sociétés chrétiennes, la raison et le bon sens aurait il fait office de remplacement ?

Enclin à lutter contre ses pulsions en permanence, par le refoulement, le compromis est la seule option possible pour l’homme civilisé. Nous sommes tous normalement névrosés disait Lacan car il ne peut en être autrement dans notre monde. Encore faut il en être conscient, savoir ce qui se joue en nous, que nos décisions soit prises en connaissance de causes, savoir que l’on fait un compromis pour évoluer ‘normalement’ dans la société.

 

Normal : un mot chargé de tant de significations … On peut voir à travers lui toute la  civilisation.

 

Euh .. je me relis et me dis que je suis partie dans trop de pistes qui necessiteraient des pages et des pages ... Un mot résume mes idées, mes pensées en ce moment : le Bordel !

Publié dans le divan

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C
<br /> Bien avant Descartes, Adama traduction : quoi ?<br /> Voir la notion de "quoibilité" développée par Marc Alain Ouaknin " la castration du garçon est sexuelle, celle de la fille est textuelle".<br /> <br /> MC.<br /> <br /> <br />
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