Samedi 20 décembre 2008
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L’idéal du moi est issu de la convergence entre le narcissisme et l’identification parentale, différencié par certains auteurs du moi idéal, le définissant comme un idéal de la toute puissance
narcissique.
C’est en 1914 qu’apparaît la notion d’idéal du moi chez Freud, comme une formation intra psychique autonome, servant de référence au moi. Freud écrit « ce qu’il projette devant lui comme son idéal
est le substitut du narcissisme perdu de son enfance, en ce temps là, il était lui-même son propre idéal ». Cet état serait abandonné face à la réalité et à la relation d’objets notamment vis-à-vis
des critiques parentales. Laplanche et Pontalis soulignent que cette instance psychique particulière est une instance d’auto observation et de censure (Freud lie étroitement dans les textes cette
notion à celle du surmoi).
Freud souligne sa fonction dans la fascination amoureuse, la dépendance et la soumission au leader. La distinction idéal du moi et surmoi réapparaît dans sa recherche de différenciation de la
culpabilité et du sentiment d’infériorité : deux sentiment en rapport avec la tension moi/surmoi, mais le premier est du à la conscience morale et le second avec l’idéal du moi (aimé plus que
redouté comme le surmoi).
Laplanche et Pontalis souligne la distinction franche entre surmoi et idéal du moi faite par Nunberg. Les motivations d’obéissance du moi différent « alors que le moi obéit au surmoi par peur de la
punition, il se soumet à l’idéal du moi par amour ». Leur formation serait également différentes, l’idéal du moi formé par les objets aimés et le surmoi par les personnages redoutés. La distinction
n’est pas aisée, Freud souligne l’intrication des deux instances. Lagache lui désigne un système surmoi-idéal du moi « le surmoi correspond à l’autorité et l’idéal du moi à la façon dont le sujet
doit se comporter pour répondre à l’attente de l’autorité ».
Freud ne distingue idéal du moi et moi idéal, certains auteurs distingueront les deux concepts. Nunberg, fait du moi idéal une formation antérieure au surmoi. « Le moi encore inorganisé, qui se
sent uni au ça, correspond à une condition idéale ». Au cours de son évolution, l’enfant laissera derrière lui cet idéal narcissique et aspirera à y retourner comme un paradis perdu (très présent
dans les psychoses). Lagache se distingue de Nunberg, il écrit « Le moi idéal conçu comme un idéal narcissique de toute puissance ne se réduit pas à l’union du moi et du ça, mais comme une
identification primaire à un autre être, investit de la toute puissance, c'est-à-dire la mère », « le moi idéal est encore révélé par des admirations passionnées pour de grands personnages de
l’histoire ou de la vie contemporaine »
Par Aurore A.
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Publié dans : l'Amour
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