L'angoisse

Publié le par Aurore A.

L'angoisse : elle est de l'ordre du vécu et sans objet, face à laquelle il n'y a pas de solution. On observe alors une immobilité de l'esprit. Si l'on peut dire que la phobie est une peur sécurisante ("je n'aurai peur qu'en présence des serpents"), l'angoisse par contre ne permet pas la représentation de la peur, et sera donc dramatique pour celui qui la vit. "Angoisse" vient d'un mot latin qui veut dire "passage étroit", "resserrement". Cela traduit le fait d'avoir la gorge serrée, de mal respirer. Les crises d'asthme sont souvent des manifestations de l'angoisse. Il pourra de même y avoir des manifestations cardiaques, vasculaires, céphaliques. Ces manifestations font que l'on perçoit l'expérience de manière déréelle.

 

 L'angoisse au cours du développement

 

 L'angoisse est une manifestation fonctionnelle que l'enfant doit vivre de manière ponctuelle et maturante.

 

 

TYPES D'ANGOISSE

 

Naissance : ... traumatisme.

 

Stade oral : ... angoisse de dévoration (être dévoré).

                   ... angoisse de persécution (paranoïde et schizoïde).

 

8ème mois : ... angoisse de séparation ou d'abandon.

 

Stade du miroir : ... angoisse de morcellement.

 

Stade anal : ... angoisse de destruction (effraction anale, se vider de son corps).

 

Oedipe : ... angoisse de castration.

 

Adolescence : ... angoisse existentielle.

 

Age adulte : ... angoisse de mort.

 

 

A chacune de ces situations l'angoisse est surmontée car l'individu en trouve des solutions. Il intériorise l'obstacle, se le représente et le maîtrise. Mais il reste toujours une trace de ces angoisses primitives. Chaque nouvelle angoisse est une métonymie. L'angoisse est dynamisante pour la personnalité, ou paralysante dans le cas de l'angoisse pathologique. Dans tous les cas l'on a affaire à une perte et la problématique qui en découle doit être surmontée.

 


Théories freudiennes de l'angoisse :

 

L'angoisse est liée à la pulsion. Un excès de tension crée une surcharge d'énergie qui ne peut se libérer et provoque l'angoisse. L'angoisse est secondaire à la non - utilisation de l'énergie.

 

- 1ère théorie : l'angoisse est liée à une perte de la représentation.

 

- 2ème théorie : l'angoisse est le résultat d'un conflit entre le ça et le Surmoi, le ça et le Moi ou le Surmoi et le Moi (accès au dossier "ca moi surmoi"). C'est le Moi qui vit l'angoisse, comme un signal d'alarme émit par lui face à un désir incompatible. L'angoisse a une fonction d'auto - conservation.

 

Pour Mélanie KLEIN :

 

Elle décrit deux formes d'angoisses qui correspondent à deux positions. Ce sont deux modalités relationnelles du sujet face au monde extérieur.

 

- 1ère position : position schizo-paranoïde. C'est celle de l'Enfant d'avant 4 à 5 mois, ou plutôt son reflet répétitif, avec l'angoisse de morcellement, de dévoration vis à vis du mauvais Objet, qui est le représentant des pulsions de mort.

 

- 2ème position : position dépressive. C'est le reflet répétitif d'après 4 mois, correspondant à l'angoisse dépressive. L'Objet affectif est reconnu et l'angoisse correspond à la culpabilité que l'Enfant éprouve vis à vis de son agressivité. On a alors affaire à une angoisse de perte de l'Objet idéalisé (accès au dossier "melanie Klein").

 

Pour René SPITZ :

La méthode de l'observation directe montre l'observation de l'angoisse aux alentours du 8ème mois. Avant, le Moi n'est pas capable de ressentir l'angoisse  

 

 

 

Les Objets de l'angoisse

 

Ils sont imaginaires mais peuvent se concrétiser dans des représentations. Ils peuvent aussi faire irruption dans le réel (cas des phobies, des hallucinations). L'Objet dans la réalité n'est qu'un support de l'angoisse.

 


    * La psychose : Cette structure correspond à des frustrations précoces maternelles et à une impossibilité fonctionnelle de l'Enfant de dégager son propre Moi de celui de la Mère. Il y a fixation à ce stade, pré-organisant le Moi de manière psychotique. L'angoisse est alors une angoisse de morcellement. L'Enfant n'a pu accepter cette frustration excessive et a construit sa réalité: la fusion.

  

 *  Les états limites : Ils correspondent aussi à des expériences de perte de l'Objet idéal, avec traumatisme. L'expérience est trop précoce par rapport à la maturité psychique. On aura affaire à une angoisse de perte liée à la dépendance anaclitique.

  

 * La névrose : L'évolution est moins traumatisante jusqu'à la période oedipienne, où surgit un conflit Pulsion/Surmoi, ou Désir/Défense. Il y a survenue de l'angoisse de castration, angoisse de faute vécue dans le présent mais centrée sur le passé oedipien (accès au dossier "névrose").

 

 

Névrose :          ... relation triangulaire               ... angoisse de castration.

Etat limite :        ... relation anaclitique    ... angoisse de perte.

Psychose :         ... relation fusionnelle    ... angoisse de morcellement.

Publié dans concepts et théorie

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