Interprétation des rêves - VIII

Publié le par Aurore A.

«  Je dois partir au ski, tout le monde m’attends et je cherche mes affaires partout, au dernier moment comme d’habitude. Je suis chez moi mais il y a plein de monde, il y a pleins de pièces avec pleins d’armoires partout. Petit à petit, je trouve mes affaires, mes gants dans une armoire, le blouson dans une autre, tout est dispersé. Je pars enfin, je suis avec ma classe d’école, nous sommes dans un grand bâtiment ou nous partageons les chambres. Mais je me rends compte que j’ai oublié tous mes produits de beauté, brosse a dents etc, je dois tout racheter. Je suis avec un garçon dans la chambre qui demande à changer pour aller avec une autre fille. Je suis très affectée et blessée, et deux autres filles viennent alors partager cette chambre. Ma mère et ma petit sœur arrive et me demande s’y elle peuvent partager ma chambre, je dis oui et explique aux autres qu’elles doivent partir. Elles ne sont pas contentes et me disputent. Je vais prendre une douche et ne contrôle plus le pommeau, j’arrose tout la pièce et met de l’eau partout. Ensuite je dois aller chercher mes chats (mon animal-totem), car je me rend compte que je les ai laissé chez moi, et que la personne qui doit s’en occuper n’en ai pas capable. Je me fais livrer mon chat au ski, dans sa cage. Je dois lui faire une piqûre car il est malade. Je lui plante une seringue dans la vessie et tire dessus, elle se remplit d’urine mais du sang arrive et il ne faut pas. Je recommence pleins de fois et à chaque fois du sang remplit la seringue. Je vois quelqu’un qui a 3 seringues plantées dans le ventre à côté. Je dois arrêter car le chat est faible et manque de s’évanouir, pourtant il faudra que je recommence car sa vie dépend de ses piqûres ».




Avant tout, le rêve est largement imprégné de mes lectures actuelles sur l’oedipe et la castration. Je ne puis dire si, ce n’est qu’un rêve ‘d’assimilation’ : ma mémoire classe et repasse mon travail de la journée, cela m’arrive souvent lorsque j’étudie, la nuit, je fais une synthèse de ce que j’ai appris sous forme d’images ou de scénario ou bien si c’est un rêve avec du contenu latent. Ce qui est sur, c’est que le travail de déplacement, condensation, mon animal totem sont présent. J’ai également utilisé des symboles dit ‘collectif’, c'est-à-dire, non propre à chaque personne  mais connu et reconnu comme symbole commun : la piqûre et l’armoire par exemple.  Si je prend le rêve élément par élément, comme le veut la pratique, je peux observer une référence à l’analité ‘ faire tout au dernier moment et exploser dans une frénésie quand la tâche est limite infaisable, ceci fait référence à la 2eme phase du stade anal, l’expulsion (qui s’oppose à la rétention) fonctionnement qui fait partie réellement de moi puisque depuis petite je repousse tout mes tâches à l’extrême limite afin de jouir non seulement d’une poussée d’adrénaline mais aussi pour me prouver que je suis capable de réussir  ‘au bord du gouffre’. En parlant de gouffre, l’armoire représente la femme et les organes génitaux féminins. C’est dernier jour, j’ai fait beaucoup d’efforts pour me rappeler de cette époque, celle de la castration, je me rappelle vivre le fait d’être une fille comme une faiblesse et admirer mon père qui avec une grosse maison, une grosse voiture et qui ramenait l’argent à la maison. Il ne voulait pas que ma mère travaille pour qu’elle s’occupe de nous et de la maison. Je voyais mon père comme un être surpuissant et peu accessible sauf à travers le sport que nous faisions ensemble. Je me rappelle d’un jour, ou j’ai aperçu mon père nu dans la baignoire, j’ai été surprise mais très surprise de voir son pénis qui m’a paru énorme. Je me rappelle m’être demandé ce que c’était, et les vraiment vécu comme une castration. J’ai vu de mes propres yeux la différence entre moi et lui, les garçons avaient vraiment quelque chose de plus que nous, pauvres filles. Les piqûres représentent le pénis, symboliquement. Le fait que j’en retire du sang et de l’urine, semble être un mélange de substances indistinctes à cet âge, le fait qu’au départ il y a de l’urine peut être l’accomplissement du désir d’avoir un pénis et de « faire pipi » comme un garçon mais cet accomplissement est avorté par la castration, le retour à la réalisation impossible symbolisé par l’arrivée du sang. Le pommeau de douche qui arrose partout possède le même sens. L’homme qui abandonne la chambre pour celle d’une autre, symbolise le désir oedipien : la préférence pour la mère et la blessure narcissique. Puis  le renoncement et l’apaisement des pulsions agressives envers la mère. Ou bien une autre interprétation serait l’ambivalence du désir qui caractérise la petite enfance.


l'énigme sans fin de Dali

Publié dans Rêves

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article