la sexualité scientifique I.

Publié le par Aurore A.

Dans la poursuite de ma documentation et réflexion sur le développement psycho sexuel de l’enfant pour devenir telle ou telle personnes aimantes une fois adulte, je ne peux passer outre les découvertes et réflexions scientifiques, éthologique ou anthropologique afin d’éclaircir une bonne fois pour toute où se situe la génétique, l’héritage collectif, où plutôt l’innée et l’acquis.

Les mammifères sont principalement polygames, seulement quelques espèces sont monogames, le rapport sexuel a pour but la reproduction, la survie de l’espèce. La sexualité de l’animal est expliquée de manière scientifique : Le comportement sexuel dépend de cinq principaux facteurs biologiques :
-les réflexes sexuels
-les hormones sexuelles
-les phéromones sexuelles
-les processus de renforcement (Le système de la récompense agit de la manière suivante : Lorsqu'une action bénéfique est réalisée, un signal nerveux est transmis au cortex cérébral qui traite l'information afin de déterminer si oui ou non elle sera sujette à récompense. Si c'est le cas, des hormones spécifiques sont produites et transmises à l'ATV qui se met à produire de la dopamine, neurotransmetteur responsable de la sensation de plaisir. La dopamine sera transmise à de nombreux centres cérébraux, dont le noyau accumbens, l'amygdale, le cortex préfrontal, l'hippocampe et le septum.Les réflexes sexuels (lubrification vaginale, érection, éjaculation, poussées pelviennes du mâle, lordose lombaire de la femelle, etc.) permettent la réalisation du coït vaginal, nécessaire à la fécondation et à la reproduction).
- Par rapport au comportement sexuel, les hormones sexuelles sont impliquées dans la motivation sexuelle (testostérone), le contrôle saisonnier de l'accouplement (mélatonine), et le contrôle des phéromones

-Les phéromones provoquent le déclenchement d'un état d'excitation sexuel et permettent l'identification du partenaire sexuel de l'autre sexe. Ce sont les phéromones qui sont à l'origine de l'orientation sexuelle des mammifères inférieurs (rongeurs, canidés, félidés, bovidés, etc.). Par exemple, la femelle émet des phéromones sexuelles qui ne sont détectées que par le mâle, ce qui déclenche un comportement hétérosexuel.

- Les processus de renforcement (ou système de récompense) sont à l'origine de la motivation et de l'apprentissage de séquences motrices destinées à stimuler les organes génitaux . Par exemple, chez l'homme, comme la stimulation du pénis ou du clitoris procure plus de plaisir érotique (récompense intense) que la stimulation des jambes, les êtres humains préfèrent donc plutôt stimuler régulièrement leurs organes génitaux.

-Les processus cognitifs, surtout chez les mammifères qui ont un cerveau développé (primates et surtout primates hominoïdes) permettent d'élaborer des stratégies, des croyances, des valeurs et des symboles sexuels. Chez l'Homme, les processus cognitifs sont à l'origine des aspects culturels de la sexualité.

Modifications phylogénétiques de la structure du cerveau humain :
Les cinq facteurs existent chez tous les mammifères, car les processus physiologiques et l'organisation générale du système nerveux est très similaire.
Mais, de la souris à l'Homme, certaines structures du cerveau ont évolués, ce qui a provoqué des modifications du contrôle du comportement sexuel chez chaque espèce de mammifère.

Chez les rongeurs, les structures olfactives occupent un tiers du système nerveux, ce qui explique la grande importance des phéromones chez ces animaux. Au contraire, chez l'Homme, l'organe voméronasal est moins développé et surtout la partie olfactive ne représente plus que quelques pourcents du cerveau. Pour ces raisons, les phéromones n'ont plus qu'un rôle mineur dans les comportements humains.

Chez les rongeurs, les régions du système nerveux qui ont des récepteurs aux hormones sexuelles (mésencéphale et diencéphale) représentent la plus grande partie du cerveau, ce qui explique les effets majeurs de ces hormones. Par contre, comme le cortex cérébral, qui n'a pas de récepteurs aux hormones sexuelles, représente les trois-quarts du cerveau humain, les hormones sexuelles n'ont qu'un faible effet chez l'espèce humaine.

C'est également ce développement très important du cortex cérébral qui explique le rôle majeur de la cognition, non seulement dans la sexualité, mais dans tous les comportements humains.
Chez les rongeurs, les hormones et les phéromones sont les principaux facteurs qui contrôlent le comportement sexuel.
La mélatonine inhibe le comportement sexuel durant toute l'année, sauf en général au printemps, période favorable à la reproduction. Les phéromones permettent le déclenchement du comportement sexuel, qui est surtout une copulation, entre un mâle et une femelle.
Ce comportement, dont le but est principalement la copulation, est un comportement de reproduction.

Chez l'Homme, si les hormones jouent encore un rôle majeur, les phéromones sont supposées ne plus remplir qu'un rôle mineur dans le comportement sexuel. Les processus de renforcement et les processus cognitifs sont devenus prépondérant, ce qui a modifié la dynamique du comportement sexuel.

Ce sont les processus de renforcement (ou de récompense), qui sont à l'origine du comportement sexuel humain. Toutes les stimulations des zones érogènes, et surtout le pénis/clitoris, sont renforcées (ou récompensées, par la perception d'une sensation de plaisir intense). L'être humain recherche, apprend et répète les stimulations corporelles qui lui procurent le plus de renforcements (qu'il perçoit comme plaisir érotique).

Le biologiste Thierry Lodé insiste pour sa part sur l'importance des caresses associées au baiser intervenant dans l'exploration du système immunitaire du partenaire sexuel. L'auteur révèle également l'intérêt des traits symétriques ou au contraires des caractères hyperthéliques et exubérants dans les mécanismes érotiques d'attrait du partenaire sexuel. C'est à partir du nouveau concept évolutif de conflit sexuel que s'expliquerait l'extravagance des stimulants. Certains estiment, que les phéromones n'ayant plus guère d'effet, le seul facteur vraiment important chez l'Homme serait la recherche du renforcement (ou du plaisir) par la stimulation des zones érogènes, et l'application de rôles et modèles appris et transmis par l'éducation (et maintenant l'image, le film). Il n'existerait donc plus de comportement de reproduction hétérosexuel, mais un comportement érotique dont le but principal est la stimulation du corps.

Les processus cognitifs sont à l'origine de croyances, de symboles et de valeurs relativement à la sexualité. En fonction de ces croyances sexuelles, qui évoluent au gré des époques et selon les sociétés et individus (selon l'âge de la vie par exemple), il existe des valeurs, des obligations, des comportements valorisés ou interdits.

S'il existe peu de règles sociales formulées concernant la sexualité (comme dans les petites sociétés pré-industrielles), on observe que les individus recherchent tous les types de stimulations érotiques, et leur comportement érotique sera surtout autosexuel (masturbation) et bisexuel (c'est ce qu'on observe chez les chimpanzés bonobos, espèce animale la plus proche de l'Homme). Si, comme dans la société occidentale, l'homophobie semble moins répandue, le couple hétérosexuel est socialement valorisé, on observe que la majorité des individus n'expérimentent, n'apprennent et ne recherchent qu'un comportement érotique dit hétérosexuel. Source WIKIPEDIA

Publié dans l'Amour

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