Objet La notion d'objet est envisagée en psychanalyse sous trois aspects principaux : a) en tant que corrélatif de la pulsion : il est ce en quoi et par quoi celle ci cherche à atteindre son but, à savoir un certain type de satisfaction, Il peut s'agir d'une personne ou d'un objet partiel, d'un objet réel ou fantasmatique. b)En tant que corrélatif de l'amour ( ou de la haine) : la relation en cause est avec celle de la personne totale, ou de l'instance du moi,et d'un objet lui même visé comme totalité ( personne , entité, idéal etc.) c) […] L'objet trouve son origine dans la conception Freudienne, plus précisément dans les Trois essais sur la théorie de la sexualité, 1905, où Freud introduit sa notion de pulsion ( Trieb : pousser). Celle ci est structurée par sa source, son but et son objet. L'objet, représente le moyen par lequel la pulsion atteint son but. Car l'excitation endogène, la pulsion, ne demande qu'à être satisfaite, Toujours en 1905, Freud définit deux caractères propres à la sexualité infantile : « Elle ne connait pas encore d'objet sexuel, elle est auto-érotique et son but est déterminé par l'activité d'une zone érogènes ». Sa conception évoluera au fil des nouvelles éditions : donc 195, puis 1910, 1915,1920,1924. C'est en 1914 que Freud distingue deux types de choix d'objets : le choix d'objet par étayage et narcissique, dans Pour introduire le Narcissisme. La relation d'objet narcissique est à l'image de la relation du sujet avec lui même. Il élargit sa […]
Qui peut se vanter de ne jamais avoir souffert d’un chagrin d’amour ? D’autant que lors d’une rupture, notre inconscient se souvient toujours… Explications. Le processus redoutable, que la psychanalyse a nommé complexe d’OEdipe, fera que nous nous sentirons douloureusement trahis et exclus dès lors qu’un amour apparaîtra impossible. Les amours hétérosexuels autant qu’homosexuels n’échappent pas à cette souffrance. Ce sacré besoin d’amour... Nous avons tous besoin d’être aimés et nos Je t’aime sonnent souvent comme des Aime-moi. Le problème, c’est qu’il ne suffit pas d’aimer pour être aimé en retour. Tous nos chagrins d’amour se situent donc dans cette non réciprocité qui entâche de façon douloureuse notre narcissisme : Je ne suis pas aimable, je suis laid(e), je suis nul(le)… À ce stade, l’enfer c’est bien cet autre aimé qui nous renvoie à notre détresse originelle : la coupure du cordon dès la naissance. Nous fantasmons que sans l’élu(e), plus rien n’est possible. La vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Et maintenant, chantait Gilbert Bécaud, que vais-je faire ? Et maintenant que tu es partie, de tous ces gens qui m’indifférent. De tout ce temps… Toutes ces nuits, pour quoi, pour qui ? Et ce matin qui revient pour rien… On ne devrait jamais minimiser un chagrin d’amour. Il s’agit d’un véritable cataclysme qui peut entraver toute une vie. Dans sa forme pathologique, le désir s’est confondu en besoin. On peut parler d’une forme d’addiction, le partenaire absent étant […]
Nous savons que l'adulte, dans sa relation à l'autre, a acquit sa capacité à aimer, donner, recevoir, dans son enfance. Cette ' relation d'objet et son choix d'objet est largement influencé par les rapports établis dans la prime enfance avec les parents et la fratrie, et plus tard la crèche et l'École. Avant de parler d'amour, parlons simplement de liens, nous tissons au fil de notre vie, une toile sociale, composée d'amis, de connaissances, d'ennemis. Petit extrait de St exupéry...(Le petit prince) C'est alors qu'apparut le renard : . - Bonjour dit le renard. - Bonjour, répondit poliment le Petit prince, qui se retourna, mais ne vit rien. - Je suis là, dit la voix, sous le pommier... - Qui es-tu ? dit le Petit Prince. Tu es bien joli. - Je suis un renard, dit le renard. - Viens jouer avec moi, lui proposa le Petit Prince. Je suis tellement triste... - Je ne peux pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé. - Ah ! Pardon, fit le Petit Prince. Mais après réflexion, il ajouta : Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"? - Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches tu ? - Je cherche les hommes, di le Petit Prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"? .../... - C'est une chose trop oubliée dit le renard. Cela signifie "créer des liens". - Créer des liens ? - Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un […]
Je ne me rappelle que de bribes, mais j’ai trouvé le rêve intéressant pour l’exposer toute de même. « J’habite sur une colline qui surplombe la maison de ma grand-mère maternelle. Quelqu’un doit aller la chercher mais je sais que la personne ment pour s’introduire chez elle, cette personne dit être une petite cousine, mais je sais que c’est un imposteur. Je suis chez moi et pleins de gens sont là. Je dois vite trouver du papier pour écrire les détails d’un meurtre. On m’envoi sur la scène du crime est j’y trouve ma tante décédée. Le corps est sur le dos, et je dois compter le tour du visage pour comprendre la mort. Munie d’une règle je compte en centimètre le tour du visage, en partant du menton. Je fais des petits traits à chaque centimètre, et compte 65cm. Mais je sais que je me suis peut être tromper, à 2-3 centimètres près. Je cours vite chercher du papier pour noter mes observations, mais reviens à chaque fois avec un papier déjà utilisé. Je reproduis ce va et vient avec le papier inutilisable 4 – 5 fois. Agacée, je vais dans une pièce où je retrouve tous mes classeurs d’écoles, il y en a des 10ènes. Je cherche fiévreusement des pages vierges, mais n’en trouve pas, une amie (d’enfance) viens m’aider et me dis « tu n’as pas des vieilles copies notées ? », je ne lui répond pas, et cherche une bonne note, je ne veux pas qu’elle voit une mauvaise note, je feuillette en cachant le classeur. Ma grand-mère arrive chez moi avec la soi disant cousine, et je sais que […]
Ma cure m’a fait réalisé à quel point les interprétations infantiles peuvent être fausses, la fantasmatisation importante, et comprendre l’impact sur la structure définitive du moi, du surmoi et de l’idéal du moi. En me replongeant dans ma vie infantile, ma structure actuelle trouve ses réponses ainsi que ma vision du monde. Jung a introduit le concept d’imago maternelle, paternelle et fraternelle. L’imago désigne une « survivance imaginaire de tel ou tel participants de cette situation », il désigne les relations de l’enfant avec autrui, c’est un schème imaginaire acquis, un cliché statique à travers quoi le sujet vise autrui, d’après Laplanche et Pontalis. Il est construit d’images, sentiments et conduites, reflet du réel plus ou moins déformé. Ainsi l’image d’un père terrible peut être le reflet d’un père absent dans l’imago paternel de l’enfant. Nous pouvons y ajouter l’héritage collectif. De part l’histoire de ma famille, en corrélation avec la société des générations précédentes, je me suis construite un père puissant et dominant. en réalité, il était avare de démonstrations affectives, ce qui m’a longtemps fait penser que mon père ne m’aimer pas, n’obtenant jamais de preuve et confirmation de son amour. J’ai compris il y a peu de temps son histoire et donc la mienne, en discutant avec ma grand-mère paternelle : mon grand père était froid et dur avec lui, lui préférant sa sœur qui était l’objet de tout son amour. Sa construction affective en a fait un […]